Accouplement en consanguinité

Le spectre de la consanguinité

 

On lit régulièrement dans les annonces : « Chiots à vendre, pas de consanguinité » Les acheteurs se  demandent alors avec anxiété si le chiot qu’ils veulent est vraiment exempt de consanguinité. Pour la majorité des éleveurs de chiens et pour beaucoup d’amateurs, la consanguinité est et reste un spectre. Les raisons qui militent contre elle, sont la nervosité, l’anxiété, la prédisposition aux maladies, avant tout de la maladie  de Carré si redoutée, la faiblesse générale, le manque de vitalité, le manque d’aptitudes au dressage, etc. Ce sont certes des conséquences possibles de la consanguinité lorsque les précautions élémentaires qu’enseigne la génétique ne sont pas respectées.

Toutefois lorsque les accouplements consanguins sont effectués avec précaution et savoir faire, les conséquences de la consanguinité peuvent être inverses : constitution plus robuste, entrain, résistance aux maladies, résistance nerveuse, fécondité, bonnes aptitudes au dressage. Seul le choix des géniteurs influence les résultats d’un accouplement consanguin dans un sens positif ou négatif. 

Par consanguinité large —  il faut le préciser — nous entendons l’accouplement d’animaux proches parents, et par consanguinité étroite ou incestueuse l’accouplement d’animaux très proches parents. Comme entre frères et sœurs, père et fille, mère et fils. La différence n’est qu’une question de degrés. Le praticien distingue en effet des degrés ou coefficients de consanguinité. Ainsi l’accouplement entre frères et sœurs donne un coefficient de consanguinité de 25% entre demi-frère et demi-sœurs de 2,5%. Le coefficient de consanguinité correspond à la moitié du degré de parenté des géniteurs. Pour l’éleveur de chiens, ces coefficients sont sans importance  pratique.    

 

d'après le Bréviaire de l'élevage par le Dr Räber

 

Pourquoi la consanguinité????

Contrairement à tout ce qu’on peut lire sur le net, écrit par des personnes non qualifiées, la consanguinité dans les races canines est la meilleure chose qui soit. Mais il faut oser... ne pas rester borné, travailler sur des lignées précises et exploiter toutes leurs possibilités.... Il faut savoir que la consanguinité est le meilleur moyen pour fixer les qualités d’une lignée mais aussi les défauts. Le meilleur moyen d’éradiquer des tares dans une race : faire reproduire des lignées qui ont fait leurs preuves sur le plan de la qualité. Faire reproduire deux chiens d’origines « lambda », relève de l’amour du risque... Pas assez de recul et de connaissance de leurs lignées respectives et surtout aucune certitude de compatibilité entre les diverses lignées…

D’ailleurs tout ce que l’on pourra dire n’est que futilité car, si l’on remonte dans les arbres généalogiques de la plupart des Skyes, pour ne pas dire de tous les Skyes, ils ont tous, à la base, les mêmes géniteurs et les mêmes lignées (Merrymount, Meerend, De Luchar, de Riceleine, etc.) ; par conséquent, ils sont tous plus ou moins consanguins, à divers degrés, quoiqu'on vous dise!!!!

Les plus grands élevages  croient dur comme fer aux bienfaits de la consanguinité pour l’amélioration des races et leurs résultats parlent d’eux mêmes... FINNSKY Viceroy est, ce que l’on appelle dans le langage canin, un "tracer". Il transmet la plupart de ses qualités et n’a reproduit à ce jour aucun défaut qui entacherait la race ou porterait atteinte à la longévité du chiot... Il est le père, le grand-père et même l’arrière-grand-père de nombreux champions à travers le monde. Tous ses enfants sont confirmés et en bonne santé. Il a eu un parcours impressionnant en exposition, a été jugé et remarqué par des centaines de juges, de nationalités différentes. Il s’est même payé le luxe de participer à l’exposition sur l’île de Skye (85 participants) et d’obtenir des titres très honorifiques. Le bon et le beau associés... Les demandes de l’étranger affluent pour réserver ses descendants car il a un potentiel génétique intéressant pour l’amélioration de la race du Skye terrier. Un éleveur qui pratique la consanguinité le fait sciemment, la préférant, notamment, au nombre. En effet, les portées consanguines comportent peu de chiots. Ces chiens ont des constitutions tout à fait normales et ne sont pas plus malades, pas plus tarés que d’autres chiots prétendument « non consanguins ». Ils ne vivent pas moins longtemps que les autres.  Les chiens consanguins n’ont pas plus de risques d’être tarés, si leurs géniteurs ne le sont pas. Les chiens consanguins ne sont pas plus épileptiques que les autres, car s'il suffisait d'interdire ce type de mariages pour éradiquer cette horrible maladie nerveuse, cela aurait été tellement plus simple !!! Non, il n’y a pas plus de risque de développer ce défaut chez le chien consanguin que chez un autre, quoiqu'on en pense.... Les plus grands généticiens et vétérinaires approuvent l’éleveur qui travaille la consanguinité car il prouve ainsi sa connaissance parfaite des lignées qu’il utilise et donc de son travail... De toute façon, nous, les éleveurs, nous faisons ce que nous pensons être pour le mieux pour la race que nous chérissons. Nous rêvons de mariages et parfois nous sommes déçus, mais si nous ne tentions aucune "expérience", nous ne pourrions certainement pas avancer et tenter d'améliorer la race qui nous est chère... En 18 ans d'élevage, je n'ai jamais eu à déplorer aucune tare et aucun défaut génétiques à caractère récessif chez les chiots que j'ai produits. Ils ne meurent pas plus jeunes que les autres et ne développent pas plus de problèmes de santé... Par contre, une chose est sûre : ils sont équilibrés, avec  des caractères stables (aucun de mes chiens n'a jamais mordu en ring un humain ou un congénère, sauf conditions particulières ou maladresse humaine comme une chute de la table d’examen) et sont à mes yeux des chiens très proches du standard : des dos solides, des yeux foncés et vifs, des dentitions complètes, de belles encolures, de l’élégance, de belles formes, de bons aplombs, des robes pétillantes de santé et excellemment pigmentées, pas de problèmes rotuliens ou de dysplasie, etc. Mais alors pourquoi y avait-il autant de tares jadis chez les rois et reines ? Tout simplement, parce que les lignées n’étaient pas aussi exemptes de tares que l’on aurait pu le penser et que la consanguinité a malheureusement mis au jour et fixé les défauts génétiques dont elles étaient porteuses. Tous nos chiens ont été dépistés au laboratoire Antagène en recherche de maladies génétiques et ils sont indemnes de toutes les maladies répertoriées à ce jour...On vous dit que dans la nature, les animaux sauvages évitent par instinct la consanguinité en chassant de leur groupe les sujets consanguins. C’est une hérésie... En fait, le dominant chasse le dominant car il n’y a pas de place pour deux dominants dans un groupe. Dans les zoos, on sépare les animaux consanguins, car on n’a pas assez de recul sur leurs lignées et que l’on ne veut pas fixer des défauts non révélés, car si on laissait le choix aux animaux, ils copuleraient volontiers entre eux. Je vous assure d’ailleurs que Viceroy ne fait aucune différence entre ses propres filles et  des femelles étrangères. Ne sous-estimons pas nos animaux, ils répondent à un instinct sexuel, point. Alors si demain on vous dénigre un élevage, qu’on se fait l’avocat du diable, qu’on essaie de vous persuader que la consanguinité est néfaste pour une race, prenez le temps de lire des ouvrages traitant du sujet, d’en parler avec des spécialistes  et vous constaterez que dans 95% des cas, la consanguinité est un bien reconnu pour l’amélioration des races …

Mais... Ne dit on pas que l’on critique que ce dont on a peur ?????

Nathalie DROCHON

6ème génération aux Vallées Engissoises : tous de bons chiens en bone santé, crevant les plafonds de la longévité ...

*Une continuité de nos lignées, suivies depuis 20 ans,  nous confèrent une connaissance parfaite des géniteurs que nous utilisons et ne  laisse aucun place au doute quant à la qualité produite,  bien que travaillant parfois en consanguinité (inévitable dans une race en voie de disparition qui compte moins de 20 naissances par an, tous les Skyes Terriers sont consanguins à des degrés divers. Ayant remonté les plus grandes lignées de Skyes jusqu'à 1830, je me propose d'étudier, avec vous, tous les pedigrees que vous souhaitez, afin de vous le démontrer ...), car comme les plus grands généticiens du monde canin, nous savons que c'est le seul moyen de purifier une race et d'en éradiquer les tares en utilisant des lignées indemnes de défauts, nous n'avons jamais révélé la moindre tare génétique chez nos chiots, ni le moindre problème de santé. Que les détracteurs de la consanguinité qui se font un devoir,  par ignorance ou peur de fixer d'éventuelles tares présentes dans leurs lignées, de vous mettre en garde, réfléchissent un peu : quand les lignées sont indemnes de tares révélées, les chiots qui en sont issus, consanguins ou pas, n'ont pas plus de chances d'être porteurs de défauts que d'autres chiots. Seuls les chiots, issus de lignées improbables, mariés en consanguinité ou non, sont capables de reproduire des tares telles que malformations, épilépsie etc... Néanmoins, la condition sine qua none est d'avoir une parfaite maîtrise des lignées qu'on utilise, ce qui est notre cas grâce à 20 ans d'expérience. Notre preuve : des chiens équilibrés et en bonne santé avec une durée de vie de 13 ans. Nos chiens meurent la plupart du temps ... de vieillesse  ...


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